Je cours pour mettre un pied après l’autre!

Je cours pour mettre un pied devant l'autre...

Un titre racoleur mais une réalité vécue…

Ca commence pas super bien pourtant… plutôt dans la panade. Une belle hépatite chopée au taf qui me clou littéralement le dos au canap et qui me fait perdre près de 13 kg… Nous sommes au mois de septembre 2019. Depuis je cours. Petit retour en arrière (c’est le moment VHS…). 

Sportif depuis toujours sans vraiment me passionner à une activité en particulier mais passionné par tout étant plus jeune…le vtt cross ou trial, le football avec mon club de village, le running et surtout les arts martiaux. 

Je découvre le Judo à 4 ans et je ne m’en sépare qu’à cause d’une vilaine chute du sillot à grain du voisin… lui aussi! il laisse un sillon à grain tout seul, sous sa grange avec une corde juste presque quasiment au dessus. Ma tête radiale n’a pas apprécié la distance qu’elle avait avec le sol au moment où mon corps a quitté le rebord pourtant bien large de 12 cm de la carcasse métallique. La gravité et Newton ont fait le reste. Pendant quelques mois c’est standby de kimono et cela sonne le glas de ma carrière de judoka.

Je tente bien des reprises mais mon niveau reste bloqué par la double prothèse qui me fait toujours autant me questionner quand je passe les portiques des aéroports. alors parfois entre quelques activités je cours… mais sans en voir l’intérêt intrinsèque. 

En bon Toulousain je me mets au rugby…à 22 ans… mais à Montréal. L’équipe entraînait alors par Francois Ratier et avec comme capitaine Laurent Lenoir…  Alors si je brillais pas par mon sens aigu du jeu, je mettais plus d’énergie dans la foulée et dans les soirées au saint cibore…

Je vous passe les détails mais après une courte session au BRUC en guadeloupe je rentre en France et me mets au handball on est en 2016. Tout roule jusqu’en septembre 2019…

Alors cette hépatite me broie et me concasse insidieusement. Je passe sur la nausée, la fatigue et les problèmes gastriques. C’est plus difficile de passer sur l’image de soi.

Cassée elle aussi. 

Je passe de 85kg à 71/72kg…. autant vous dire que je ne me reconnais plus. Les collègues non plus: « et mais arrête ton régime mec! », « tu as arrêté le cochon à l’apéro? »… comment vous dire?… la moindre bière ou morceau de charcut’ est un calvaire à ingéré. 

Mon corps avait changé et mon appréciation de ce dernier aussi.

Il m’a fallu du temps pour apprécier les partie anguleuse de mon bassin et les côtes visibles… et un défi à germer entre cette minceur nouvelle et un régime nécessaire… et si je me mettais à courir.

Pourquoi? moi qui ne supportait pas le morphotype de ces mecs en shorts et débardeurs qui galopent après le vide. Moi qui ne voyait que par les valeurs du sport collectif:ù- la panacée du sportif… et surtout moi qui ne voyait la course que pour essayer de maintenir un état de forme qui me satisfaisait mais qui, à postériori, ne m’allait pas.

Force et de constater que j’ai changé donc. Un défi: le trail des citadelles et ses 42km avec 2000D+… le COVID est passé par là. On se revoit en 2021.

Et je me mets donc à galoper. Alors oui j’avais déjà couru et je me débrouillais pas trop mal jusqu’à 10 km mais je n’avais peu ou pas dépassé l’heure d’effort.

Cependant, plus je courrais plus je ressentais cette envie d’y retourner. Comme un appel fondamental dans ma tête. Que dis je?! dans mes pieds.

De douleurs en erreurs j’ai fais des km et bouffer du bitume. Le macadam des coteaux Toulousain n’a plus de secret pour moi. J’ai par la force des choses découvert le trail et c’est la que la passion commence. 

Je me découvre dans ces pas qui me propulsent le long de l’ariège.

la suite c’est un défi… faire un maratrail avec du dénivelé…

Ce sera le trail des citadelles. 

 

Fermer le menu